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01/03/2008

La Bohème: che bella!

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Au cinéma Jonquière samedi: La Bohème, de Puccini. Nous étions 110 personnes exactement dans la salle, un record pour cette série. Habituée d’y aller toute seule, cette fois j’étais avec quatre autres personnes (famille, amis).
J’ai aimé le ténor (mexicain) Ramon Vargas en Rodolfo: physique un peu ingrat  (il est vraiment très gros), mais voix superbe, un beau timbre nuancé et bien contrôlé. La diva roumaine Angela Gheorghiu, en Mimi: belle et bonne comédienne, peut-être maniérée à l’excès au début, interprète d’expérience, mais sa voix paraissait un peu fatiguée par moments.
Belles prestations du baryton (français) Ludovic Tézier (Marcello) et de la soprano (basque) Ainhota Arteta  dans le rôle de l’exubérante Musetta.
Les scènes comiques où Rodolfo et ses amis s’amusent avec insouciance sont très réussies: le manuscrit brûlé, le perroquet, le hareng, la danse.
Très beau livret (d’ailleurs inspiré d’un texte français), mais c’est toute une gymnastique de naviguer entre le texte en italien qu’on entend et les sous-titres anglais, en essayant de ramener tout ça en français: ce serait vraiment super si le texte original était projeté à l’écran en plus des sous-titres.
Décors appropriés mais assez convenus, signés par  Franco Zeffirelli  (que l’on aperçoit sur la photo avec Gheorghiu et d’autres interprètes), vedette du Met, qui y met en scène La Bohème pour la énième fois. Sa vision est classique, très correcte, entièrement subordonnée à la musique et au chant, et c’est fort bien. Beau travail enfin du chef italien Nicola Lusetti.
Les reportages, entrevues, notamment avec le metteur en scène  étaient comme toujours captivants, même si Renée Fleming minaude un peu trop parfois.
La mort de Mimi en a fait pleurer (ou tout au moins renifler) plusieurs dans le cinéma. Je n’ai pas pleuré, j’aimais trop la musique et tout ce que je voyais pour penser à pleurer je crois.
Quelle chance nous avons d’avoir ces projections à Jonquière !

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