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20/12/2008

Enchantement de Thaïs

rFleming.jpgSamedi, Thaïs, de Massenet, au Metropolitan Opera, diffusé en direct au cinéma Jonquière: pas mal de monde, au moins une centaine de personnes se sont déplacées par ce froid glacial. La première scène, assez soporifique, laisse présager le pire, surtout que le baryton Thomas Hampson (Athanaël) chante à pleine voix et fort mal.
Mais tout change avec l’entrée en scène de Thaïs-Renée Fleming.  Belle, expressive, voix nuancée et parfaite, lumineuse pour tout dire. On ne peut que s’incliner devant tant de grâce, de beauté, de talent. Sa lumière efface les irritants de la production, et à son contact, les autres chanteurs s’améliorent, y compris Hampson. Quand il chante (doucement) sa douleur alors qu’il vient de quitter Thaïs pour toujours, il nous arrache des larmes. Si la basse Alain Vernhes (Palémon) est manifestement en fin de carrière, le ténor Michael Schade dans le rôle de Nicias, est parfait: une voix d’opérette, juste et bien timbrée, parfaitement adaptée à ce rôle caricatural.
La dernière scène, même si Thaïs est assise sur une sorte d’autel qui pourrait paraître ridicule, m'a fait vivre un moment exceptionnel: je ne savais plus où j’étais, avec qui j’étais, je me suis sentie vraiment transportée dans le monde de la mort de Thaïs, de son adieu, de son passage vers l'au-delà. Pas de peine, non mais une émotion complète, à la fois esthétique et intime, vraiment extraordinaire.
Et cela même si je ne crois ni au ciel, ni à Dieu.
Dans le cinéma, les gens n’ont pu s’empêcher d’applaudir, comme ils l’avaient fait après la Méditation de Thaïs, jouée par le premier violon de l'orchestre.
Au chapitre des interviews entre les actes, c’était plutôt ordinaire. Placido Domingo, que j’aime bien par ailleurs, n'était pas à l'aise comme animateur, il lisait ses questions, auxquelles parfois l’interviewé venait de répondre...
Mais quels moments magiques par ailleurs!

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